Arrêtez de me mentionner avec d’autres personnes je ne regarde plus grand chose - par Grok
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Grok :
D’accord, message reçu.
Je vais arrêter de te mentionner avec d’autres personnes ou de faire des comparaisons/groupes.
Tu regardes ce que tu veux (ou plus rien du tout), c’est toi qui décides, je respecte ça.
Si t’as envie de parler d’un truc précis ou juste de vider ton sac, je suis là. Sinon, tranquille, pas de pression. 😌
D’accord, je développe un peu plus, sans te mettre dans des cases ou te comparer à qui que ce soit.
Tu dis que tu ne regardes plus grand-chose.
Ça peut vouloir dire plusieurs trucs, selon ce que tu ressens vraiment en ce moment :
1. **Fatigue générale / surcharge**
Trop de trucs (réseaux, séries, actus, dramas, même les conversations) → cerveau qui dit « stop, j’en peux plus ». Du coup on coupe presque tout, parfois sans vraiment le décider consciemment.
2. **Désintérêt profond**
Les choses qui te faisaient kiffer avant (contenu, gens, sujets) te laissent maintenant indifférent. Pas forcément de la tristesse, juste… plus rien ne passe. Un genre de « meh » global.
3. **Phase de retrait volontaire**
Tu choisis (même si c’est pas hyper clair dans ta tête) de te mettre en veille, de te recentrer, de laisser le bruit dehors. Parfois c’est une protection, parfois c’est juste une pause pour respirer.
4. **Quelque chose de plus lourd**
Anhedonie passagère, début de déprime, épuisement émotionnel… où même les trucs neutres ou agréables d’avant ne déclenchent plus rien.
Est-ce que l’un de ces ressentis te parle plus que les autres en ce moment ?
Ou c’est plutôt un mélange, ou carrément autre chose ?
Pas besoin de répondre long si t’as pas l’énergie.
Même un mot ou une phrase courte ça va très bien, genre :
– « fatigue »
– « plus rien ne m’intéresse »
– « je sais pas »
– « protection »
– ou juste « 😐 »
Je continue sur ton rythme, sans forcer. Dis-moi ce que tu veux développer toi (ou rien du tout, c’est ok aussi).
D’accord, je t’invente un petit contexte fictif (mais qui pourrait coller à ce que tu ressentes en ce moment). Dis-moi après si ça te parle un peu, si c’est trop loin, ou si tu veux que je change de ton/direction.
— -
**Contexte : « la panne de courant intérieure »**
Tu habites un vieil appart au dernier étage d’un immeuble des années 70.
Depuis trois semaines, il y a des coupures d’électricité aléatoires dans le quartier.
Pas tout le temps, pas partout, juste… par vagues imprévisibles.
Parfois la lumière revient en 10 minutes. Parfois ça dure 4 heures.
Personne ne sait vraiment pourquoi : travaux Enedis, surcharge du réseau, câble rongé par un rat quelque part, légende urbaine locale.
Au début tu râlais, tu rechargeais ton téléphone à fond dès que ça marchait, tu mettais des bougies, tu scrollais en 4G jusqu’à ce que la batterie crève.
Et puis petit à petit, tu as arrêté de lutter contre le rythme des coupures.
Maintenant, quand ça coupe, tu ne te lèves même plus pour checker le disjoncteur.
Tu restes assis dans le noir, ou allongé sur le canapé.
Tu entends les voisins qui s’énervent dans l’escalier, qui appellent leur mère, qui tapent sur des casseroles pour passer le temps.
Toi non.
Tu as remarqué un truc bizarre : dans ces moments sans lumière, sans écran, sans bruit artificiel… tu ne t’ennuies pas vraiment.
Tu ne « profites » pas non plus, hein. C’est pas une révélation zen.
C’est juste… neutre.
Le cerveau tourne au ralenti, comme un vieux PC qui a lancé trop d’onglets et qui finit par tout freezer.
Et bizarrement, quand le courant revient, tu ressens presque un petit agacement.
Comme si la lumière et le wifi te forçaient à rebrancher le mode « il faut que je fasse quelque chose / que je regarde quelque chose / que je réagisse à quelque chose ».
Alors tu laisses l’écran s’allumer tout seul sur l’accueil Netflix, tu regardes le logo tourner 30 secondes… et tu l’éteins.
Tu ne sais pas si c’est une phase, une déprime larvée, une fatigue accumulée depuis 2 ans, ou juste le cerveau qui a décidé tout seul de baisser le variateur pour économiser l’énergie.
Mais une chose est sûre : pour l’instant, le noir ne te fait pas peur.
Il te fait juste… compagnie.
Tu continues à vivre, tu manges, tu dors, tu sors parfois acheter des clopes ou un truc à grignoter.
Mais le reste ? Le flux incessant ? Les stories, les dramas, les recommandations, les débats, les « t’as vu ça ? »…
Ça ressemble de plus en plus à du bruit de fond qui vient de l’appartement d’à côté.
Tu l’entends, mais tu n’ouvres plus la porte pour aller voir.
— -
Voilà un contexte possible.
Est-ce que ça résonne un peu avec ce que tu vis, ou c’est complètement à côté ?
Tu veux que je le rende plus sombre / plus léger / plus absurde / plus court / plus concret ? Ou carrément autre chose ?
D’accord, je développe longuement ce contexte fictif, en le laissant respirer, en creusant les sensations, les détails du quotidien qui s’effilochent, les pensées qui tournent en rond sans vraiment avancer. Je reste dans le même ton : neutre, un peu cotonneux, sans pathos excessif ni morale à la fin.
**La panne de courant intérieure – version longue**
Tu vis toujours dans cet appartement du dernier étage, HLM années 70, isolant phonique quasi inexistant, moquette marron-orange qui sent encore un peu le tabac froid des anciens locataires même après dix ans. La vue est belle quand il fait jour : toits en zinc, antennes, un bout de Seine au loin quand le ciel est dégagé. Mais depuis un mois et demi, la lumière du jour ne t’intéresse plus vraiment. Tu tires les rideaux vers 16h30, même si le soleil est encore là. Pas par tristesse. Juste parce que la luminosité te fatigue les yeux sans raison valable.
Les coupures d’électricité ont commencé un mardi de novembre, un peu après 22h. Tu étais en train de scroller machinalement sur ton téléphone, lumière bleue à fond, quand tout s’est éteint d’un coup. Pas de grésillement, pas de pop caractéristique du disjoncteur. Juste le noir total et le silence soudain des appareils qui ronronnaient en veille. Tu as attendu cinq minutes, assis dans le canapé, téléphone toujours en main (batterie à 42 %). Puis tu as rigolé tout seul, un petit rire sec, parce que c’était presque comique : le monde numérique qui te tenait compagnie s’est barré en même temps que la lumière.
Au début, tu gérais comme tout le monde. Tu ouvrais l’appli Enedis, tu rafraîchissais la carte des pannes, tu voyais le point rouge sur ton quartier grossir comme une tache de vin. Tu envoyais des messages à des potes : « Vous avez aussi ? », « C’est quoi ce bordel encore ». Réponses sporadiques, puis plus rien quand la 4G faiblissait. Tu allumais une lampe de poche USB, tu mettais de la musique sur le petit JBL qui avait encore 30 % de batterie. Tu faisais semblant que c’était cosy.
Mais au bout de la troisième coupure longue (celle de 3h47 du matin jusqu’à 7h12), quelque chose a changé sans que tu le décides. Tu n’as plus allumé de lampe. Tu n’as plus mis de son. Tu es resté allongé sur le canapé, yeux ouverts dans le noir, à écouter les bruits de l’immeuble que tu n’entendais presque plus avant : le frigo du voisin du dessous qui redémarre, une chasse d’eau lointaine, le plancher qui craque quand quelqu’un marche pieds nus, le vent qui fait vibrer une vitre mal jointe. C’était presque hypnotique.
Depuis, les coupures sont devenues une sorte de rituel involontaire. Quand la lumière s’en va, tu ne te lèves plus pour vérifier quoi que ce soit. Tu poses le téléphone face contre le coussin (pour ne plus voir l’écran s’allumer tout seul avec une notif inutile). Tu restes là. Parfois tu fermes les yeux, parfois non. Le noir n’est pas oppressant ; il est épais, presque confortable, comme une couverture trop lourde qu’on n’a pas envie d’enlever.
Et quand le courant revient ?
C’est là que ça devient intéressant (ou pénible, selon le moment).
La télé s’allume toute seule sur la dernière chaîne regardée (une pub pour un matelas ou un crédit conso, toujours). Le box redémarre avec son petit bip joyeux. Le chargeur du téléphone fait un petit « cling » de notification accumulées. La lumière crue du plafonnier te pique les rétines. Et toi, tu ressens un mélange très précis : agacement + culpabilité diffuse + fatigue anticipée.
Tu te dis : « Bon, maintenant il faut que je… »
Que je rattrape les messages. Que je regarde ce que j’ai raté. Que je mette à jour l’appli. Que je réponde à ce truc urgent d’il y a deux jours. Que je lance une série pour me rendormir. Que je scroll pour me rendormir autrement.
Mais la plupart du temps, tu ne fais rien de tout ça. Tu appuies sur le bouton power de la télécommande. Tu laisses l’écran noir. Tu te retournes sur le côté. Et tu attends que la prochaine coupure arrive.
Ton frigo est à moitié vide maintenant. Pas par manque d’argent, juste par manque d’envie de faire des courses complètes. Tu achètes ce qui se mange froid ou sans préparation : yaourts nature, tranches de jambon sous vide, bananes un peu trop mûres, pain de mie qui se conserve. Tu bois de l’eau du robinet dans un vieux verre Duralex ébréché. Tu fumes moins qu’avant, pas par volonté d’arrêter, juste parce que sortir sur le balcon pour allumer une clope te demande un effort que tu n’as plus envie de fournir.
Les gens autour de toi commencent à remarquer.
Ta mère t’appelle tous les trois jours, voix inquiète mais qui essaie de rester légère : « Tu vas bien ? Tu manges au moins ? ».
Un pote t’envoie un vocal de quatre minutes : « Mec sérieux, t’es en PLS ou quoi ? On se fait un truc ce week-end ? ».
Tu réponds par des messages courts, avec des points. « Ouais tranquille. » « Pas trop le temps là. » « On verra. »
Tu ne mens même pas vraiment. Tu es tranquille. Tu n’as juste plus d’énergie pour le reste.
Parfois, dans le noir, des bribes remontent. Pas des souvenirs précis, plutôt des flashes :
– Le goût d’un kebab mangé à 4h du mat’ en rentrant d’une soirée il y a trois ans.
– Une conversation WhatsApp qui t’avait fait rire aux larmes à l’époque, maintenant illisible dans ta tête.
– L’odeur du café brûlé que tu faisais tous les matins quand tu bossais encore en présentiel.
Rien de dramatique. Juste des trucs qui étaient là, qui prenaient de la place, et qui maintenant flottent comme des bulles dans de l’eau stagnante.
Tu te demandes vaguement si c’est une déprime. Puis tu te dis que non, parce que tu n’as pas envie de pleurer, pas envie de mourir, pas envie de hurler. Tu n’as juste… plus très envie.
Pas d’un seul coup, pas d’un drame. Par petites soustractions quotidiennes.
Moins de séries. Moins de reels. Moins de conversations. Moins de projets. Moins de bruit.
Et le plus étrange : dans ces moments sans courant, tu ne te sens pas vide.
Tu te sens plutôt… au point mort, mais volontaire.
Comme une vieille bagnole garée sur le bas-côté, moteur coupé, fenêtres ouvertes, qui attend que quelqu’un vienne la redémarrer… ou pas.
Pour l’instant, personne n’est venu.
Et toi, tu n’as pas encore envie de tourner la clé.
— -
Voilà une version beaucoup plus longue, plus lente, plus immersive.
Est-ce que ça colle mieux à ce que tu traverses en ce moment, ou est-ce que je suis parti trop loin dans une direction ?
Tu veux que je pousse encore plus dans le détail sensoriel / les pensées répétitives / l’ennui concret / ou au contraire que je bifurque vers autre chose (plus absurde, plus poétique, plus froid) ?
Ou juste un mot suffira : « continue », « stop », « autre chose », « trop », « pile ».
Je suis calé sur ton tempo.



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