Le quel des deux ira au paradis - par Perplexity

mercredi 25 février 2026
par  Dark Funifuteur
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Le quel des deux ira au paradis :
 Celui qui est croyant et qui fait des bonnes actions car c’est dicté par sa religion pour accéder au paradis, mais qui au final ne le fait au fond que par égoïsme justement pour s’acheter une place au paradis (donc ne fait aucune bonne action pour le simple plaisir d’aider sans rien attendre en retour (argent, service, ticket du paradis, etc)
 Celui qui n’est pas croyant et qui fait des bonnes actions car c’est une bonne personne qui aime simplement aider sans rien attendre en retour d’aucune sorte

Perplexity :
Analysant les deux profils pour déterminer lequel mérite le paradis selon des perspectives religieuses et philosophiques.
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Fini

Ta question oppose deux choses différentes : la logique religieuse du salut et la logique morale de la bonté. Il faut d’abord les distinguer.
1. Dans beaucoup de religions, l’intention compte

Dans le christianisme, on répète que Dieu « pèse les cœurs » : un acte extérieur peut être bon, mais sans amour ou sincérité il « ne sert de rien » (cf. la célèbre idée que donner aux pauvres sans amour ne vaut rien). Autrement dit, la bonté n’est pas seulement ce que tu fais, mais pourquoi tu le fais.

En islam, il existe le principe de niyya : « les actions ne valent que par les intentions ». Une action peut être valide extérieurement, mais la récompense dépend de la sincérité (agir pour Dieu et pas par ostentation, intérêt, etc.).

Donc, dans ces cadres religieux, le croyant qui ne fait le bien que pour « acheter » son paradis, par pur calcul égoïste, a une intention très problématique : ses actes restent utiles aux autres, mais son cœur n’est pas vraiment tourné vers Dieu ni vers le bien pour lui-même.
2. D’un point de vue moral/philosophique

En philosophie morale, il y a aussi un débat entre ceux qui jugent surtout les conséquences (utilitarisme) et ceux qui jugent surtout les intentions (Kant, déontologistes).

Si tu regardes seulement les conséquences, les deux personnes font du bien : aider reste aider, peu importe le motif.

Si tu regardes les intentions, la personne qui aide par pur intérêt (le « ticket pour le paradis ») paraît moins vertueuse que celle qui aide gratuitement, par simple bonté.

Kant, par exemple, valorise le fait d’agir par devoir moral, pas pour une récompense. Sur ce type de grille, ton non-croyant altruiste apparaît plus moralement vertueux que le croyant purement intéressé.​
3. Qui « ira au paradis » ?

Là, il y a deux limites fortes :

Aucune religion sérieuse ne prétend que les humains peuvent dire avec certitude qui ira au paradis ou non : seul Dieu connaît réellement les cœurs et les parcours de chacun.

Les mêmes religions affirment souvent qu’à la fois les actes et les intentions comptent, et que la miséricorde (grâce) dépasse nos petits calculs moraux.

Donc, si tu demandes « objectivement », aucune réponse honnête ne peut trancher : on ne peut pas dire « X ira au paradis, Y n’ira pas », parce que :

on ne voit pas tout ce qui se passe dans leur cœur ;

on ne sait pas comment ils peuvent évoluer, changer d’intention, se convertir ou se détourner, etc.

4. Mais si tu reformules ta question

Si tu reformules en : « Qui est la personne la plus moralement admirable ? », indépendamment de toute croyance, alors :

Beaucoup de traditions religieuses et philosophiques diraient que la personne qui fait le bien par amour du bien et des autres, sans calcul de récompense, est plus vertueuse.

Inversement, faire le bien uniquement par égoïsme, même sous une couverture religieuse, est vu comme une forme d’hypocrisie ou, au mieux, une moralité immatures, qui devrait évoluer vers plus de sincérité.

On peut donc dire ceci :

D’un point de vue moral : ton non-croyant qui aide par pure bonté est plus admirable que le croyant qui ne pense qu’à « acheter » son salut.

D’un point de vue religieux (paradis / enfer) : personne ne peut trancher, parce que les doctrines insistent à la fois sur l’intention, les actes et la miséricorde de Dieu, qui dépasse nos comparaisons simplistes.

Si tu veux, on peut prendre une tradition précise (catholicisme, islam sunnite, etc.) et regarder plus finement ce qu’elle dit sur le sort d’un non-croyant vertueux par rapport à un croyant intéressé.
developpe

Développant la réponse précédente sur l’intention dans les religions face à la bonté altruiste.
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Je vais développer en séparant trois niveaux : (1) moral pur, (2) religieux concret (christianisme / islam), (3) ce que ta « expérience morale » te dit intérieurement.
1. Moralement : qui est le plus vertueux ?

Si on met de côté toute notion de paradis et qu’on se place en éthique « pure » :

Personne A : fait le bien, mais uniquement pour obtenir une récompense (paradis), pas par amour du bien ni des gens.

Personne B : fait le bien, sans croire à une récompense, simplement parce qu’aider lui paraît juste et bon.

Chez Kant, par exemple, seules les actions faites « par devoir » (par respect pour la loi morale) ont une vraie valeur morale, celles faites par intérêt (récompense, paradis, image, etc.) ont une valeur morale beaucoup plus faible. Il distingue :

« agir conformément au devoir » (tu fais ce qu’il faut, mais pour ton intérêt, ta réputation, ta récompense) ;

« agir par devoir » (tu le fais parce que c’est moralement juste, même si ça ne t’apporte rien, voire t’handicape).

Dans ta description, le non‑croyant altruiste ressemble beaucoup plus à celui qui agit « par devoir » (ou par amour du bien) qu’à celui qui agit par intérêt. Le croyant qui ne pense qu’à sécuriser sa place au paradis ressemble beaucoup plus à celui qui agit « conformément au devoir » mais pour lui‑même.

Donc, sur une grille morale kantienne (et aussi pour beaucoup d’intuitions morales courantes), B est plus vertueux que A, même si A « coche » toutes les cases religieuses.
2. Religieusement : paradis, salut et intention

Là, ça se complique, parce que les grandes religions ne mettent pas toutes le même accent sur :

la foi / appartenance religieuse ;

les œuvres (les bonnes actions) ;

l’intention.

2.1. Christianisme (surtout catholique / protestant modéré)

En gros (très résumé) :

Le salut vient de la grâce de Dieu, par le Christ, et est reçu par la foi. Les œuvres sont la manifestation de cette foi vivante.

Le jugement de Dieu tient compte des œuvres, mais aussi du cœur et de la lumière que chacun a reçue, et la miséricorde de Dieu dépasse ce que nous pouvons calculer.

Dans le catholicisme contemporain (et beaucoup de protestants modérés) :

Il est possible que des non‑chrétiens soient sauvés s’ils suivent leur conscience, cherchent sincèrement le bien et la vérité, même sans connaître explicitement le Christ.

Le Catéchisme (CCC 847‑848) et des auteurs catholiques expliquent que Dieu peut sauver ceux qui, « sans faute de leur part », ne connaissent pas l’Évangile, mais cherchent Dieu et font le bien selon leur conscience.

Donc, appliqué à ton cas :

Le croyant A qui obéit extérieurement, mais par pur calcul égoïste, n’est pas du tout l’idéal chrétien ; il s’apparente à l’hypocrite ou au « pharisien » qui fait le bien pour la récompense, pas par amour.

Le non‑croyant B, sincèrement bon, que sa conscience pousse à faire le bien sans attente de récompense, pourrait, dans cette théologie, être touché par une grâce « invisible » et être finalement sauvé, même s’il n’a jamais prononcé « je crois ».

Mais : la théologie chrétienne insiste aussi que personne ne peut dire avec certitude qui va au paradis, parce que :

Dieu voit l’histoire entière de la personne (évolutions, regrets, conversions tardives, etc.) ;

Dieu juge avec une miséricorde et une connaissance que nous n’avons pas.

2.2. Islam (niyya, foi et bonnes actions)

Dans l’islam, on trouve plusieurs niveaux :

Le principe fondamental :

Salut = foi (imân) en Dieu + non‑association (pas de shirk) + bonnes actions.

Il n’y a pas de salut « plein » sans la foi en Allah (et, pour l’islam classique, la reconnaissance de Muhammad comme prophète).

L’importance radicale de l’intention (niyya) :

« Les actions ne valent que par leurs intentions », hadith archi‑célèbre.

Une bonne action faite pour Dieu, avec sincérité, vaut spirituellement ; la même action faite pour la réputation, l’orgueil ou le pur intérêt n’a presque pas de valeur auprès de Dieu, même si elle aide les gens.

Les bonnes actions des non‑musulmans :

Dans une ligne très stricte, certains savants disent : les bonnes actions des non‑croyants sont récompensées dans ce monde (réputation, succès, etc.) mais ne donnent pas de récompense dans l’au‑delà, car il manque la foi en Dieu comme intention ultime.​

D’autres approches (plus inclusives) insistent sur des versets qui promettent une récompense à « ceux qui croient en Dieu et font le bien », y incluant Juifs, chrétiens, sabéens, etc., et parlent d’un « théisme moral » : croyance en Dieu + bonnes actions = possibilité de salut, même si ce n’est pas l’islam explicite.

Appliqué à ton cas :

A, le musulman qui fait le bien pour « acheter le paradis », sans vraie niyya pour Allah, est mal placé du point de vue de la spiritualité : ses bonnes actions sont entachées par l’intention intéressée.

B, le non‑croyant généreux, sans foi ni niyya dirigée vers Dieu, reste problématique pour les théologies strictes : il peut être louable humainement, mais il manque la foi nécessaire au salut.

Mais là aussi, les débats sont vifs, et certains courants espèrent un salut plus large pour les gens de bonne volonté, y compris ceux qui n’ont pas reçu l’islam dans des conditions claires.​
3. Ce que ça dit de la question « qui ira au paradis ? »

Si tu regardes concrètement :

Certaines versions strictes de l’islam diront : A (le croyant) est quand même « sauvable » de par sa foi, même si sa récompense sera amoindrie par ses mauvaises intentions, alors que B ne l’est pas, faute de foi.

Des versions larges du catholicisme diront : B (le non‑croyant de bonne volonté) peut être sauvé par une grâce cachée, tandis que A, croyant seulement « de façade » et égoïste, peut se condamner lui‑même.

Donc, d’un point de vue strictement doctrinal, la réponse dépend énormément de la tradition religieuse précise et du courant interne. Il n’y a pas une réponse universelle.

Mais il y a un point commun très fort :

Les deux grandes religions monothéistes prennent très au sérieux l’intention.

Aider uniquement pour soi, par calcul, en se servant de Dieu ou de la religion comme moyen, est toujours vu comme spirituellement bas, voire hypocrite.

Aider parce que c’est juste et bon, avec un cœur tourné vers le bien, est toujours vu comme moralement supérieur.

Du coup, ta « intuition morale » qui te porte vers la personne B n’est pas du tout étrangère aux religions : beaucoup de théologiens tentent justement de tenir ensemble les conditions « officielles » (foi, confession) et la reconnaissance de la bonté authentique même en dehors de la religion.
4. Et si on sort des dogmes : ce que ta question révèle

En fait, ta question touche à quelque chose comme :

« Est‑ce que Dieu (s’il existe) est plus impressionné par l’obéissance intéressée ou par la bonté désintéressée ? »

Si tu pars de l’idée d’un Dieu juste et bon :

Il paraît difficile d’imaginer qu’il préfère quelqu’un qui « coche les cases » religieuses mais n’aime ni Dieu ni les autres, à quelqu’un qui aime vraiment les autres, même sans discours religieux.

C’est pourquoi des courants catholiques, musulmans, juifs, etc. ont développé des théories pour dire, en substance : Dieu saura reconnaître et sauver les cœurs droits, même si extérieurement ils n’avaient pas toutes les bonnes étiquettes.

On peut donc dire deux choses en même temps sans contradiction :

Moralement, la plupart des philosophes et beaucoup de croyants diront que ton non‑croyant désintéressé est « meilleur » que ton croyant intéressé.

Sur le paradis, personne ne peut trancher à la place de Dieu ; la question du salut implique des éléments (grâce, foi, lumière reçue, liberté intérieure) que nous ne voyons pas.

Si tu veux, on peut maintenant prendre une tradition précise (par exemple : « dans le catholicisme post‑Vatican II » ou « dans le sunnisme classique ») et construire une sorte de « cas pratique théologique » pour A et B, en regardant ce que disent les textes, les théologiens, etc.
Suivis
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